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 Je voue mes nuits à l'assassymphonie et au blasphème [[LEWIS]]

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MessageSujet: Je voue mes nuits à l'assassymphonie et au blasphème [[LEWIS]]   Mar 22 Déc - 23:55

Lawrence   Lovecraft


FICHE D'IDENTITÉ
Bien le bonjour aventurier ! Tu veux que je te parle de moi ? Eh bien, je suis né à Pandora il y a environune centaine d'année. Tu le vois bien, je suis un zombie.. Vous comprendrez bien vite comment j'en suis arrivé là. Enfin, si tu veux tout savoir, j'avais une familiermésange du nom d'Uccella. Ah, et autre chose, mon nom officiel est Lawrence, mais tout le monde m'appelle Lewis, et je compte sur vous pour faire de même.

PHYSIQUE
Vu que Lewis a vécu il y a environ un siècle et qu'il a du mal à admettre le fait qu'il est revenu en zombie, il a un peu de mal à se mettre à la mode du temps. Du coup, il garde ses bons vieux habits à présent élimés et qui feraient mieux de servir désormais de chiffon même s'ils sont nettoyés régulièrement. Vous le verrez donc très souvent avec sur les dos des vêtements nobles, comme une chemise blanche cachée un veston et une redingote noire. En bas, un pantalon noir, des chaussures de la même couleur. Oui, Lewis aime beaucoup le noir? C'est d'ailleurs la couleur de ses cheveux et de ses yeux. Cheveux qu'il a assez longs pour en faire une couette basse, malgré les quelques mèches qu'il plaque sur le côté du visage et qui lui cachent parfois les yeux. Quant à ces derniers, ils paraissent froid, voire colérique, alors qu'au fond, ils sont juste blasé de la vie qu'il mène maintenant. De taille, il doit frôler le mètre 80 sans l'atteindre, et il n'est ni costaud, ni malingre. S'il s'était habillé "normalement" il serait passé pour un citadin banal.
MENTAL
D'un point de vue global, Lew est blasé. Il sait pas du tout comment il s'est retrouvé là, comme immortel ou presque, dans un monde dont il a un peu rien à foutre maintenant qu'il avait fait ce qu'il avait à faire, et où il s'ennuie à mort, à rien savoir quoi foutre de ses journées. Du coup, avec des personnes qu'il ne connait pas ou peu, il peut paraitre froid, réservé, comme si on le dérangeait, mais en vrai non. Ca lui fait pas de mal d'avoir un peu de compagnie autre que Lysandre. Ah oui, Lysandre. C'est un fameux numéro celui-là, et Lew ne sait plus quoi penser de leur relation avec lui. Entre le fait qu'il se sent coupable de l'avoir entraîne avec lui comme un gros égoïste, et que ça n'avait l'air d'affecter Lys puisqu'ils se sont retrouvés... Ah, il en est très content, si si. Est-ce que son nouveau but serait de leur redonner la vie ? Il n'a jamais osé en parler avec lui alors que ça fait une centaine d'années qu'ils vivent ensemble. Pourtant, leur amour n'est jamais mort, et les deux hommes s'aiment toujours autant qu'au premier jour. Ils forment d'ailleurs un étrange couple, car au contraire de Lys, Lew est calme et posé, et il se charge souvent de ramener Lys sur terre.

ONCE UPON A TIME
Un piano. Aussi loin qu’il remonte dans sa mémoire, dans son enfance floue, il voit un piano. Quand il ferme les yeux, il a en permanence l’impression d’entendre l’instrument jouer dans son esprit. Ses poings se crispent. Que tout ceci cesse. Il observe le piano face à lui. Une belle pièce. Il effleure le bois noir du bout des doigts, descend sur une touche, qui tinte. Allez, il pouvait bien jouer une dernière fois. Il s’installe sur le tabouret, et bientôt ses doigts courent sur le clavier monochrome. Cette mélodie, c’est l’une des premières qu’il a apprises, il la connait tellement qu’il peut la jouer les yeux fermés. Il se souvient de ses premières leçons. Quel âge avait-il, déjà ? 3 ans, 5 ans ? Ses souvenirs sont indistincts. Son père s’amusait de le voir grimper sur ses genoux et maltraiter les touches à coups de petits poings. Il fuyait parfois les leçons de solfège pour venir s’amuser sur le piano familial, mais son professeur le retrouvait toujours. Et intraitable, il lui faisait étudier des notes, des notes et encore des notes. Peu à peu, il y avait pris goût, pour arriver jusqu’ici. Hissé au sommet de sa gloire, auréolé de compliments et de prestige. Qu’il avait été bête. La musique s’arrête brutalement sous ses doigts, mais pas dans sa tête. Que tout ceci cesse ! Il se boucha les oreilles de ses mains, fermant les yeux et tentant de respirer normalement. Il fallait qu’il pense à quelque chose de joyeux. A Edgar, par exemple. Quand ils jouaient ensemble dans le jardin, qu’ils revenaient tous crottés et que la gouvernante les grondait et que papa ensuite, les privaient de dessert. Les deux galopins s’amusaient alors à voler en cuisine et manger en cachette dans leur chambre, sous les grandes couvertures. Mais bien vite, maman arrivait et Edgar devait aller dans sa propre chambre, laissant Lewis tout seul. Il n’aimait pas être tout seul. Il voulait toujours quelqu’un près de lui. Du coup, il serrait longuement contre lui le chiffon qu’une servante lui avait donné en guise de doudou. Il l’a gardé assez longtemps, ce chiffon. Son père rouspétait souvent qu’un homme, un vrai, ne dormait pas avec Maman ou avec un chiffon. Edgar, lui, il en avait pas besoin, après tout.

Edgar. Il avait deux ans de moins que lui, mais c’était un garçon assez précoce. Il avait su parler tôt, appris à jouer du piano plus tôt encore que Lew, bref, il faisait tout mieux que son frangin. Et au fil des années, on comparait de plus en plus les deux frères. Lewis piquait des crises de jalousie. Ça lui arrivait de taper Edgar, ou même un domestique, et on le grondait fort quand ça arrivait. Dans ces moments-là, Lewis avait pris l’habitude de s’isoler dans un coin sombre, ou dans sa chambre, et pouvait y rester longuement. C’est là qu’il avait commencé à composer. Son père lui passait volontiers nombre de feuilles de partition pour qu’il puisse écrire, et après quelques essais, il était allé fièrement montrer à son père, qui s’était montré ravi. Aussitôt, Edgar voulut faire de même, ce qui enragea un peu Lew. Mais il se dit qu’il ne pouvait faire mieux que lui. Il ignora donc son petit frère les premières fois où il lui courut après pour lui montrer une partition. Et puis un soir, tout se fissura.

━ Lewis, ce soir ton frère fait sa première audition, tu viendras l’écouter bien sûr ?

Lewis s’était stoppé et releva les yeux de son assiette. Edgar, assis en face de lui, lui lança un sourire intimidé et plein de trac. Leur mère elle, avait l’air fière qu’un de ses fils perce déjà dans le domaine de la musique et suive les traces du paternel. Les doigts de Lew se crispent sur ses couverts. Il aurait tellement aimé être à la place d’Ed. Il aurait voulu que ça soit lui que ses parents regardent avec orgueil, le désignant comme un futur prodige, leur fils, leur fierté à travers la salle de concert, le présentant à quiconque s’avançait. Et lui, Lewis, il restait dans son coin, oublié de tous. Il avait envie de hurler. Il se sauva bien vite du salon, se réfugiant vers le piano familial.

A partir de ce jour, Lewis travailla encore plus dur. Il avait déjà été un garçon studieux et appliqué, et passait beaucoup de temps penché sur son bureau, mais désormais, il ne sortait quasi plus. Alors qu’il avait l’habitude de sortir avec son jeune frère, commençant à découvrir le charme des femmes et de l’amour, il restait enfermé dans sa chambre, avec pour seul compagnie ses mélodies. De son propre chef, il tenta des auditions, essaya de percer tout comme son frère l’avait fait, et son père n’e l’en empêchait pas, mais ne l’aidait pas non plus. Peu importe. Il n’avait pas besoin de lui. Lewis n’avait besoin de personne. Il était devenu quotidien que le garçon soit froid et renfrogné malgré le fait qu’il essaye de faire bonne figure, mais il n’était guère apprécié, voire un peu craint. Il n’inspirait pas la confiance, au contraire d’Edgar qui s’épanouissait dans son élément et gravissait les échelons sans fournir la moindre dose de travail. Lewis l’avait bien observé. S’il lui prenait la fantaisie d’écrire, il se posait dans un coin, et vous pondait une sonate en une demie heure. Il pouvait passer quelques jours sans toucher au piano ou à une plume, et en une nuit, écrire tout un opéra. Du génie, Lewis avait du mal à l’admettre, vu la quantité d’efforts qu’il fournissait à côté. Chaque jour, chaque fois qu’il voyait Edgar, sa jalousie s’accentuait et noircissait son cœur et le renfermait un peu plus.

Jusqu’à ce que Lysandre arrive. Au début, un simple ami d’Edgar, qui se voyaient dans les salons où Lewis était trainé de force par le père. Il n’avait guère prêté attention au blond de taille moyenne, qui souvent paraissait surexcité. Il ne tenait jamais en place, allait et venait en bavardant, bref, une pile électrique. Oh ça, il le trouvait mignon, mais franchement, avoir de la compagnie dans les draps n’était plus ce qui importait à Lewis depuis un moment. Ça aurait pu s’en tenir là, s’il n’avait pas découvert que ledit Lysandre couchait avec Edgar, et ne faisait pas semblant, vu les bruits fort peu étouffés qui lui parvenaient à travers les portes. Et évidemment, dès que ça concernait Edgar, Lewis devint très très jaloux à l’idée que son frère puisse réussir à séduire et pas lui. Mais cela ne dura pas longtemps, quand il se reprit en se disant qu’il ne faisait rien pour lui aussi, et qu’au fond, il s’en fichait bien. Mais néanmoins désormais, il jetait souvent des coups d’œil au blond, sans comprendre la petite pointe de jalousie qui se fichait là, dans son cœur.

De plus, le blond trainait souvent le matin dans les cuisines, quand Lewis se levait. Edgar avait pris l’habitude de paresser au lit. Du coup, Lysandre tentait de faire la conversation au jeune homme qui répondait du bout des lèvres, souvent pas réveillé. Mais de plus en plus souvent, il se prenait à rêvasser en observant le garçon, qui se rapprochait de plus en plus de lui. Jusqu’au jour où Lewis comprit que Lys le draguait ouvertement. A partir de là, il avait le choix. Soit il retournait complètement dans sa carapace, soit il se jetait sur cette unique occasion de faire de plusieurs pierres d’un coup. Il était plus vieux qu’Ed, mais encore vierge, et le besoin de compagnie qu’il avait tant refoulé ressurgissait, en plus de la possibilité de se jouer d’Ed, même si ce dernier devait bien se ficher d’un simple domestique. Il se jeta donc à corps perdu dans les bras de Lysandre, passant des nuits de volupté et de plaisir jusqu’alors inconnus, et le blond lui apprit tout ce qu’il avait à savoir, jusqu’à même le sentiment d’amour. Il fut un peu surpris quand il s’en rendit compte, mais cela sonnait comme une évidence. Oui, il était tombé fou amoureux du premier qui était passé dans son lit, fou amoureux de l’amant de son frère, fou amoureux d’un homme de moins basse extraction que lui.

Il n’avait pas besoin de savoir comment fonctionnaient les autres, comme l’amour agissait chez les autres, s’ils le faisaient souvent ou pas, s’ils cherchaient à faire rougir leur partenaire par de longues phrases romantiques ou de sensuels baisers dans le cou. Lysandre était devenu sa drogue, sa raison de vivre. Les deux jeunes gens passaient tout leur temps ensemble, et leur idylle n’était inconnue de personne, et surtout pas d’Edgar. Quelque part, Lewis se sentait fier d’avoir réussi à voler quelque chose à son frère. Pour lui, la question de savoir si Lysandre retournait voir Edgar ne se posait pas, c’était une évidence que non. Jusqu’à ce soir maudit.
Lysandre n’était pas là ce soir, et Lewis rongeait sa frustration et son manque d’amour comme il pouvait. C’est pourquoi il voulut profiter de l’obscurité pour aller faire un tour dehors. Et évidemment, il passa devant la porte d’Ed. N’était-ce pas la voix de son amant qu’il entendait ? Son sang ne fit qu’un tour. Un rapide coup d’œil par la serrure acheva de glacer son cœur. Edgar lui avait repris Lysandre. Il se souvint brusquement de respirer et se redressa. Il ne pouvait pas débarquer comme ça dans la chambre, même si ce n’était pas l’envie qui lui manquait. Mais oh, ce dont il avait bien plus envie, c’était de tuer. Brutalement, sauvagement, et voir le rouge recouvrir le corps de son frère. Il mit à peine un jour à se décider. Oter la vie n’est pas une chose aussi simple qu’on peut le penser. Il profita d’un après-midi tranquille. Les bruits de lutte ne furent pas entendus, trop ténus. Edgar mourut au pied du piano. Lewis était bien entamé lui aussi. Le voile rouge qui avait recouvert ses yeux pendant la bataille s’effaça, et lorsqu’il vit son œuvre, toute la honte et le désespoir du monde lui tombèrent dessus. Il tomba à genoux. Il avait été tellement bête. Sans penser à quoi que ce soit, il récupéra le poignard. Enfin, si. L’image de Lysandre s’imposa à son esprit mais il haussa vite les épaules. Il ne l’aimait pas, ou plus. Il ne devait plus avoir d’importance à ses yeux. Et dans une grande inspiration, Lewis se planta le couteau dans le ventre. Le noir s’empara de sa conscience.

Il se réveilla brutalement, comme d’un mauvais songe. Ainsi, il y avait réellement une vie après la mort. Il n’avait plus mal, et son esprit était embrumé d’un mal de crâne. Il voulut se redresser, mais une masse l’en empêcha. Edgar. Il poussa plus fort, et le corps inanimé se tourna, laissant voir la figure pâle de Lysandre. Lysandre, son blond Lysandre qui gisait là, lui aussi vidé de son sang, à ses côtés. C’en était trop. Il s’évanouit. Quand il se réveilla à nouveau, le soleil était en train de se coucher, et rien n’avait bougé dans la petite salle de musique. Le cœur au bord des lèvres, Lewis reposa les yeux sur Lysandre. Machinalement, il alla vérifier son souffle, son pouls. Plus rien. Le sang perlait au cou du jeune homme, qui avait encore le poignard à la main. Il le lui retira doucement et jeta la lame à travers la pièce. Il resta un moment à border son amant, le peu de larmes qui lui restaient tapissant son visage. C’est alors que, comme si elles avaient été dotés d’une vertu magique, Lysandre ouvrit les yeux. Lewis sursauta, serrant le blond sans y croire.

━ L-Lysandre, mon amour, c-c’est toi ? Tu es vivant ? Tu es en vie, j-je suis désolé…

Le jeune homme sentit son cœur gonfler d’une joie amère, tandis qu’il continuait de pleurer. Mais il dut bien se calmer pour faire le point avec Lysandre. Manifestement, ils étaient revenus dans leur corps après la mort, par quel miracle, on ne savait pas. Tout ce qui importait désormais était de réparer son erreur comme il pouvait, en profitant de la vie à fond, et faisant de son mieux pour rendre Lysandre heureux. Quelque part, il se disait encore qu’il ne méritait pas le blond, mais il écartait vite cette pensée. Edgar quant à lui, ne se réveilla pas. Le temps de la jalousie n’était plus. Avec les partitions de son frère, Lewis put lui rendre hommage et percer dans les salons, mais sa victoire avait un goût salé. Avec Lysandre, ils se firent embaucher au fil des années par des nobles et des rois comme musiciens de cours, et ils avaient tout leur temps pour perfectionner leurs duos. Peut-être les croiserez-vous un jour si vous venez à la cour de la reine Akachi, à Pandora.



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MessageSujet: Re: Je voue mes nuits à l'assassymphonie et au blasphème [[LEWIS]]   Ven 25 Déc - 0:23

BB ♥♥♥

Je te fais des bisous.
Comme ça.:
 
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MessageSujet: Re: Je voue mes nuits à l'assassymphonie et au blasphème [[LEWIS]]   Lun 11 Jan - 2:57

Cette fiche est à présent terminée. Bonne lecture <3
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MessageSujet: Re: Je voue mes nuits à l'assassymphonie et au blasphème [[LEWIS]]   

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